C’est quoi un « Cafe Racer » ?

Les motos dites « Cafe racer« , tout le monde en parle sans arrêt (presse vintage classique/presse numérique, constructeurs de moto, vendeurs de moto de collection, …), mais tout ça reste un peu vague.

Avant tout, il est nécessaire d’expliquer d’où vient le terme « Cafe racer ».

Les origines du Cafe racer :

Pour comprendre, il faut se transporter brièvement dans les années 50/60, en Angleterre notamment, près du ACE Cafe à Londres, sur fond de Rockabilly, de perfecto et de cheveux gominés. Lieu de rendez-vous incontournable au nord-ouest de la capitale anglaise pour exhiber ses machines, rencontrer les copains entre deux courses sauvages et profiter de la vie. C’est là que tout a commencé !

Aujourd’hui encore, c’est un lieu de rencontre devenu culte, les pèlerinages y sont d’ailleurs toujours très nombreux.

Les « Ton Up Boys » :

C’était la période bénie pour les constructeurs britanniques mythiques tels que Triumph, Bsa, Norton et Matchless pour proposer des machines toujours plus sexy et performantes à la jeunesse rock de l’époque.

Sauf que, pour faire la course et épater la galerie en essayant de passer la barre du « ton » (soit 100 miles / h – 160 km/h – d’où le surnom des Ton Up Boys par la suite), il fallait trouver des astuces simples et pas chères.

On enlève donc le superflu, on recule les commandes pour avoir une position aérodynamique, on installe un guidon bracelets, une selle monoplace et hop on avait une moto Cafe racer pour faire quelques courses sauvages entre deux bistros !

Moto plus légère, le plus souvent brute et inconfortable, c’était le passe-temps de la jeunesse de l’époque qui donna naissance à tout un univers avec ses codes que lui sont propres… Moto bruyante et caractérielle, blue jeans, tshirt blanc, perfecto en cuir noir clouté (qui a donné leur nom aux fameux « blousons noirs » chez nous en France). Le phénomène ne s’est jamais arrêté même après le raz de marée des machines japonaises dans les années 70.

Le mythe aujourd’hui, la recherche de l’authentique :

De nos jours, le mythe du blouson noir cher à Renaud a disparu mais l’esprit a perduré dans les années 80/90 pour donner naissance à un vrai renouveau, un retour aux sources de l’esprit des 50’s dans la mouvance néo-retro et au style gentleman driver.

Le retour aux sources de la moto plaisir et la recherche d’une authenticité perdue ont amené les constructeurs et les équipementiers à proposer des clins d’œil à cette période d’insouciance, que cela soit sur une énième préparation sur une base de Triumph Bonneville, ou bien l’émergence de magazines vintages spécialisés voire même un simple patch du Ace Cafe sur un blousons en cuir. Le phénomène attire toujours autant ceux, jeunes et moins jeunes, qui veulent s’adonner au plaisir éphémère d’une machine et d’un style unique.

Honda 750 four, le Cafe racer par excellence.

Triumph Thruxton, l’exemple parfait de la moto anglaise.

La BMW Nine T caferisée.

Yamaha XJ 900.

Kawasaki W650.

Dans la mouvance néo-retro, il existe encore plusieurs déclinaisons de modifications selon les influences et les inspirations : le style Bobber, le style Bratsyle, le style Flat track, … Mais ça, nous en reparlerons dans un prochain article…

A suivre donc.